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Repas7 août 2026

Comment tailler un olivier : la bonne période et les 3 gestes clés

Comment tailler un olivier : la bonne période et les 3 gestes clés

La réponse courte : Taillez votre olivier entre février et avril, après les dernières gelées. Supprimez le bois mort, aérez le centre, et ne coupez jamais plus de 30 % de la ramure la même année. Un olivier se taille léger mais chaque année.

L’essentiel à retenir en une minute

Un olivier qu’on ne taille pas finit par s’étouffer. Les branches s’entassent au centre, la lumière ne passe plus, et la récolte d’olives dégringole. Tailler, ce n’est pas une corvée de spécialiste : c’est trois gestes simples, une fois par an, au bon moment. Contrairement au cerisier qu’on taille en été, l’olivier se travaille en sortie d’hiver.

La règle d’or tient en une phrase : on taille après le dernier gel et avant les premières fleurs. Dans le Sud, c’est février-mars. En région plus fraîche, attendez avril. Taillez trop tôt et une gelée tardive brûle les plaies de coupe. Taillez trop tard et vous coupez les futures olives. Même logique que pour quand et comment tailler les cerisiers : chaque arbre fruitier a sa fenêtre, et la rater, c’est perdre la récolte.

Les ingrédients et le matériel, sans superflu

Vous avez besoin de trois choses, pas une de plus :

  • Un sécateur bien affûté pour les branches fines, moins d’un centimètre de diamètre.
  • Un ébrancheur ou une scie arboricole pour les branches plus épaisses qui résistent au sécateur.
  • Des gants de jardinage : le bois d’olivier est dur et une lame qui ripe peut entailler la main.

Un produit cicatrisant, type mastic à greffer, est utile si vous taillez par temps humide ou si vous faites une coupe de plus de 3 cm de diamètre. Dans le Sud sec, ce n’est pas indispensable : l’olivier cicatrise seul et vite.

Avant de commencer, désinfectez vos lames à l’alcool à brûler. Une plaie de taille, c’est une porte ouverte aux bactéries. Le geste prend trente secondes et vous évite de contaminer un arbre sain avec la maladie du précédent.

La préparation pas à pas

Étape 1 : Observer avant de couper

Prenez deux minutes, reculez de trois mètres, et regardez votre olivier. Repérez les branches qui partent vers l’intérieur, celles qui se croisent, et le bois visiblement mort, cassant et sans bourgeon. Le but est d’obtenir une silhouette en gobelet : un centre dégagé, une couronne qui s’ouvre vers l’extérieur. Cette forme en vase polyconique, large à la base et plus étroite au sommet, laisse entrer le soleil jusqu’au coeur de l’arbre.

Étape 2 : Supprimer le bois mort et les rejets

Commencez par le plus facile. Tout ce qui est sec, cassant, sans feuille, part à la base. Ensuite, supprimez les rejets au pied du tronc et les gourmands, ces longues pousses verticales qui pompent la sève sans jamais donner d’olive. Ils se reconnaissent à leur écorce plus lisse et à leur croissance rectiligne. Une cisaille de jardin suffit pour les rejets au sol.

Étape 3 : Aérer le centre

C’est le geste qui change tout. Un olivier dont le centre est dégagé respire mieux, sèche plus vite après la pluie, et limite les champignons. Supprimez les branches qui poussent vers l’intérieur de la couronne. Gardez celles qui partent vers l’extérieur, bien espacées les unes des autres. Une branche qui frotte contre sa voisine finit par blesser l’écorce : tranchez, sans hésiter.

Étape 4 : Raccourcir sans raser

Sur les branches que vous gardez, taillez l’extrémité pour équilibrer la silhouette. Une coupe propre, en biseau, juste au-dessus d’un bourgeon tourné vers l’extérieur. Ne coupez jamais au ras du tronc : laissez un petit bourrelet d’un demi-centimètre. C’est lui qui permettra la cicatrisation.

Étape 5 : Ne pas dépasser 30 % du volume

La seule erreur qui se paie cash, c’est la taille trop sévère. Un olivier supporte mal qu’on lui retire plus du tiers de sa ramure en une fois. Si votre arbre est très dense ou négligé depuis des années, étalez le travail sur deux ou trois hivers.

Les ratés classiques et comment les rattraper

Vous avez taillé trop court et l’arbre semble nu ? Laissez-le tranquille pendant un an. Il va produire une masse de rejets au printemps suivant : c’est sa réaction de survie. Laissez pousser, puis reprenez une taille légère l’hiver d’après en sélectionnant les branches les mieux placées.

Vous avez taillé en automne et les jeunes pousses ont grillé au premier gel ? Coupez les extrémités noircies au printemps suivant, juste au-dessus d’un bourgeon sain. L’arbre va repartir, il en a vu d’autres.

Vous avez oublié de désinfecter le sécateur et des chancres apparaissent sur les coupes ? Taillez la branche touchée 10 cm en dessous de la lésion, avec un outil cette fois bien propre, et brûlez le bois malade. Appliquez de la bouillie bordelaise en prévention sur l’ensemble de l’arbre.

RatéCauseSolution
Arbre déplumé après tailleCoupe trop sévèreLaisser reposer un an, reprendre léger l’hiver suivant
Pousses grilléesTaille trop tardive en automneCouper les extrémités noircies au printemps, au-dessus d’un bourgeon sain
Chancres sur les coupesOutils non désinfectésRecouper 10 cm sous la lésion avec un sécateur propre, brûler le bois malade
Zéro olive l’année suivanteBranches horizontales coupéesNe plus toucher aux branches qui partent vers l’extérieur, elles sont fructifères

Les erreurs à éviter

  • Tailler en pleine canicule. La chaleur et la sécheresse empêchent la cicatrisation. Vous taillez entre février et avril, jamais en juillet-août. Une taille en vert, très légère, reste possible en août pour retirer les rejets, mais c’est un complément, pas la taille principale.
  • Couper les branches horizontales. Ce sont elles qui portent les olives l’année suivante. On coupe ce qui monte droit, on garde ce qui va vers l’extérieur et ce qui descend légèrement. Les branches fructifères sont celles qui poussent à l’horizontale.
  • Travailler avec des outils émoussés. Une lame qui écrase au lieu de couper déchire l’écorce. La plaie cicatrise deux fois moins vite et les parasites s’y installent.
  • Laisser un moignon. Une coupe trop loin du tronc laisse un bout de bois qui va sécher, puis pourrir, puis contaminer la branche porteuse. Coupez net, en biseau, au ras du bourrelet de cicatrisation.
  • Tailler tous les deux ans « pour gagner du temps ». L’olivier qu’on délaisse produit des branches désordonnées qui se gênent entre elles. Une taille légère chaque année prend vingt minutes. Une taille de rattrapage tous les trois ans prend une demi-journée et stresse l’arbre.

FAQ

Quand tailler un olivier pour la première fois ? La première taille se fait quand l’arbre atteint 1,50 m, généralement à 3 ou 4 ans. On choisit alors 3 ou 4 branches principales bien réparties autour du tronc, et on supprime le reste. Cette taille de formation détermine la silhouette pour toute la vie de l’arbre. Une fois la structure posée, on passe à une taille d’entretien annuelle.

Faut-il tailler un olivier en pot différemment ? Oui. Un olivier en pot pousse moins vite, mais il s’épaissit quand même. Taillez-le chaque année, plus léger qu’un sujet en pleine terre : contentez-vous de retirer le bois mort, d’aérer le centre, et de raccourcir les rameaux qui déséquilibrent la silhouette. Le pot limite les racines, donc la partie aérienne doit rester proportionnée. Pincez les jeunes pousses en cours d’été pour garder une forme compacte.

Peut-on tailler un olivier qui n’a jamais été taillé depuis des années ? Oui, mais progressivement. Commencez par le bois mort et les rejets au pied la première année. L’année suivante, dégagez le centre. La troisième année, vous équilibrez la couronne. Un olivier centenaire supporte une taille de régénération, à condition de ne jamais retirer plus de 30 % du volume en une saison et de protéger les grosses coupes au mastic cicatrisant.

Que faire des branches coupées après la taille ? Broyez-les pour en faire du paillage au pied de l’arbre, ou évacuez-les en déchetterie. Ne les laissez pas au sol : du bois d’olivier malade ou infesté peut recontaminer l’arbre s’il reste à proximité. Les feuilles et petits rameaux sains peuvent rejoindre le compost sans problème.

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